Pour les médecins et les psychologues :
C’est la fonction qui permet de capter, coder, conserver et restituer les stimulations et les
informations que nous percevons. Il n’existe pas une, mais des mémoires.
La mémoire sensorielle (entre 300 et 500 millisecondes). Visuelle, auditive, olfactive, gustative
et tactile, c’est leur combinaison qui permet l’identification de l’information.
La mémoire à court terme permet de retenir, pendant une durée comprise entre une et quelques
dizaines de secondes, jusqu’à 7 éléments d’information en moyenne. C’est elle qui permet la lecture.
La mémoire à long terme : stocke les informations pendant une longue période et même pendant toute la vie. D’une capacité considérable, elle est dépositaire de notre histoire. Elle possède de prodigieuses facultés de conservation.
Il n’existe pas de "centre de la mémoire", mais plusieurs sites du cerveau sont impliqués dans
le traitement et la conservation des informations.
On distingue alors, d’une part, la mémoire épisodique et la mémoire sémantique et, d’autre
part, la mémoire procédurale ou implicite et la mémoire déclarative ou explicite.
L’oubli intervient parce que notre cerveau élimine tout ce qui l’encombre inutilement ou lorsque
l’information n’a pas subi le traitement approprié. Beaucoup d’oublis ont une cause affective. "L’oubli est
la condition indispensable de la mémoire", disait Alfred Jarry.
La mémoire peut être malade : les amnésies, la paramnésie (c’est l’illusion du déjà vu ou du déjà
vécu), l’hypermnésie (troubles psychiatriques où les souvenirs occupent une place obsédante, exagérée
et même invraisemblable), la maladie d’Alzheimer...
Mais on peut faire travailler sa mémoire, l’entretenir.
En électronique et en informatique, une mémoire est un dispositif physique permettant la conservation
et la restitution d’informations ou de données.
En science des matériaux, un alliage à mémoire de forme est un alliage qui a la faculté de reprendre
sa forme de manufacture sous certaines conditions.
L’histoire est parfois appelée la science de la mémoire, en effet c’est aux historiens qu’il revient de faire
renaître la mémoire des faits passés des civilisations. Mémoire des témoins, des acteurs, mémoire
collective, traitement des archives. Des histoires à l’Histoire. Des mémoires à la Mémoire... à la
commémoration. Toutefois il ne faut pas oublier que la mémoire n’est pas l’Histoire ; on peut même parler
d’un "couple infernal".
Invités : Dr Olivier Rouaud, neurologue (PH, CHU Dijon), Une neuropsychologue, Jean Vigreux, maître
de conférences en Histoire (Université de Bourgogne), Albert Dipanda, Professeur en informatique
Mardi 13 novembre 2007, 20h30
Brasserie « La Grande Taverne », 22 av. Foch, DIJON
Michel Boivineau
Président de la Société Française de Physique - Section Bourgogne/Franche-Comté
CEA Valduc - 21120 Is-sur-Tille
Tel : +33 (0)3 80 23 41 62 / Fax : +33 (0)3 80 23 52 17
Consultez notre site du bar des sciences de Dijon : http://bardessciences.evoconcept.net
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